Retour au blog
5 produits vietnamiens qu'on ne trouve presque pas encore en France — et qui mériteraient d'y être

18 mai 2026

5 produits vietnamiens qu'on ne trouve presque pas encore en France — et qui mériteraient d'y être

Balai de paille de riz, tisane de fleurs de bananier, huile de coco artisanale, soie d'Hội An... Des produits beaux, utiles, et encore quasi absents des rayons français.

On vous parle souvent des produits qu'on peut importer du Vietnam. Le textile, l'agroalimentaire, l'artisanat — tout ça est réel et sérieux. Mais parfois, il vaut mieux laisser de côté les tableaux Excel et simplement regarder ce qu'on voit dans les marchés, les épiceries de quartier et les ateliers d'artisans.

Voici cinq produits qui nous ont arrêtés net. Et qui semblent absents des rayons français sans raison valable.

1. L'encens de Quảng Bình — et son emballage qui est une œuvre d'art

Au Vietnam, l'encens n'est pas un accessoire de yoga vendu dans les boutiques new age. C'est un élément quotidien de la vie familiale, lié au respect des ancêtres, aux temples, aux moments de calme.

Les bâtonnets produits dans la région de Quảng Bình, au Centre-Vietnam, sont fabriqués à la main depuis des générations, avec des bois aromatiques et des épices locales — cannelle, agarwood, vétiver. L'odeur est profonde, propre, sans les notes chimiques de l'encens industriel.

Et puis il y a l'emballage. Les bottes de bâtonnets roses, rouges, jaunes, liées avec du raphia et rangées dans des paniers en bambou tressé. C'est visuellement magnifique — le genre de produit qu'on pose sur une étagère et que les invités remarquent avant même de l'allumer.

En France, l'encens artisanal asiatique authentique est quasi introuvable hors des épiceries chinoises. Niche de décoration, boutiques de bien-être, concept stores — il y a clairement une place.

2. Le balai de paille de riz — l'objet le plus beau et le plus inutile-en-apparence du monde

Dans les marchés du Delta du Mékong, on vend des balais fabriqués avec de la paille de riz séchée, teintée en rouge ou naturelle, liée à un manche en bambou. Ils sont légers, doux, et durent des années.

Mais soyons honnêtes : ce n'est pas le produit miracle du marché du ménage. Ce qui frappe, c'est leur esthétique. Ils sont beaux d'une façon qu'aucun balai européen n'est beau. Suspendus dans une cuisine ou une entrée, ce sont des objets décoratifs fonctionnels — exactement la catégorie que les boutiques de décoration "slow living" cherchent.

Prix à la production : moins de 1,50 €. Prix de vente raisonnable en boutique de décoration parisienne : 22 à 35 €. La marge existe. Et le storytelling aussi.

3. La soie d'Hội An — parce que la mode éthique mérite mieux que le coton bio labellisé

Hội An est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, et elle mérite chaque lettre de ce classement. Dans ses ruelles jaunes et ses lanternes rouges, des dizaines d'ateliers de couture proposent des vêtements en soie sur mesure — chemises, robes, costumes — livrés en 48h pour des prix qui semblent irréels par rapport aux standards européens.

Mais la soie d'Hội An, c'est aussi une matière première. Les tissus vendus en coupons dans les marchés locaux sont d'une qualité remarquable : soie naturelle, non traitée chimiquement, avec des motifs traditionnels (fleurs de lotus, dragons stylisés, motifs géométriques Cham) qu'on ne trouve nulle part ailleurs.

Pour un créateur textile français qui cherche une matière noble, différenciante, avec une histoire réelle derrière chaque mètre — voilà quelque chose. Les clients de la mode éthique et du slow fashion en veulent. Ils attendent juste qu'on leur propose.

4. Le poivre de Phú Quốc — le secret le mieux gardé des cuisiniers

Vous connaissez le poivre de Kampot (Cambodge). Il a une réputation internationale bien méritée. Mais à 30 kilomètres à vol d'oiseau, sur l'île vietnamienne de Phú Quốc, poussent des plants de poivre tout aussi remarquables — et bien moins connus en dehors du Vietnam.

Le poivre de Phú Quốc est cultivé sur des treillis en bois dans des jardins familiaux. Il existe en version noire, blanche, rouge et verte. La version rouge (récoltée mûre) est particulièrement rare — douce, fruitée, presque florale. Les cuisiniers professionnels qui l'ont goûté ne reviennent généralement pas en arrière.

En France, il est quasi absent des épiceries fines. Les poivres premium vendus entre 15 et 40 € les 50g dans les épiceries de luxe sont presque tous du Kampot ou du Sarawak. Le Phú Quốc est une option différenciante réelle pour un importateur qui veut construire une gamme épices haut de gamme.

5. Les herbes médicinales séchées — la pharmacopée vietnamienne qui fascine les herboristes français

Dans n'importe quel marché vietnamien, il y a un coin où des dizaines de sachets d'herbes séchées s'empilent — racines, feuilles, fleurs, écorces. C'est la médecine traditionnelle vietnamienne, la thuốc nam, qui coexiste naturellement avec la médecine conventionnelle.

Certaines de ces plantes ont un potentiel commercial réel en France dans le segment herboristerie-bien-être : le gingembre déshydraté avec ses formes improbables (les variétés vietnamiennes ont des rhizomes énormes, presque sculptés), la citronnelle séchée, les fleurs de lotus pour tisane, les fleurs de chrysanthème sauvage.

Ce qui manque, c'est le chemin entre ces marchés et les boutiques de bien-être françaises. Le produit existe, la demande existe, l'espace au milieu est encore vide.


Est-ce qu'on suggère de tout importer en même temps ? Non. Mais parfois, la meilleure idée de business commence par une promenade dans un marché étranger et une question simple : pourquoi est-ce qu'on n'a pas ça chez nous ?

Si l'une de ces pistes vous parle, CNL Sourcing peut faire le travail de terrain — trouver les producteurs, tester les échantillons, valider la faisabilité à l'export.